Randonnée Thannenkirch et Altschlossfelsen en juin 2013 - Robscilla

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Randonnée au Altschlossfelsen et au Thannenkirch
Juin 2013
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Jour 1 : Randonnée au Thannenkirch

 
Nous prenons place sur le parking situé à l’entrée Est du village de Thannenkirch, placé à hauteur du dernier virage, si tant est que l’on vienne de Bergheim. De ce côté du village se trouve un petit jardin médiéval placé juste à côté de la première petite fontaine. Ce jardin fait découvrir les plantes grimpantes de la forêt environnante, offertes comme nourriture au charbonnier. En effet, ne menant pas une vie sédentaire, ce premier habitant du village de Thannenkirch ne cultivait pas de potager. Ce beau petit jardin fait partie des onze jardins médiévaux d’Alsace; les dix autres se trouvant dans les villes de Dieffenthal, Scherwiller, Châtenois, Kintzheim, Orschwiller, Saint-Hippolyte, Rodern, Rorschwihr, Bergheim et au fameux château du Haut-Koenigsbourg. Nous avons eu le plaisir de l’admirer en revenant de notre randonnée, celle-ci se terminant par la traversée du village d’ouest en est.
 

Thannenkirch

 
Mais revenons-en à nos moutons…  

Pour le moment, nous nous garons sur le parking et nous préparons à partir sous un ciel avenant. Nous suivons le balisage marqué d’un rectangle rouge menant à la forêt. Thannenkirch s’éloigne tout doucement tandis que nous pénétrons dans la forêt. À la prochaine bifurcation, nous ne suivons plus le rectangle rouge mais le rectangle rouge blanc rouge. Nous montons alors en direction du Taennchel. Un peu plus loin, une nouvelle bifurcation se présente à nous. Nous continuons à suivre le rectangle rouge blanc rouge, et laissons de côté l’anneau bleu. Nous continuons jusqu’au carrefour du cerisier noir où nous emprunterons le sentier défini par la lettre A « Taennchel par le carrefour du Hasenclaver ». Un peu plus loin, nous rencontrons un panneau « Zone de tranquillité du Taennchel ». Nous cessons donc tout bavardage intempestif qui risquerait de faire fuir les créatures de la forêt. Tout le monde sait que les fées aiment à jouer de vilains tours aux promeneurs. Mieux vaut donc ne pas les courroucer !  


Thannenkirch

 
Dix minutes après, nous rencontrons l’abri du Hasenclaver qui date de 1983. Nous en profitons pour faire une pause, puis reprenons la route. Nous sommes censés suivre le sentier rectangle rouge blanc rouge, mais à l’évidence, nous nous sommes trompés de chemin ! En effet, une demi-heure plus tard, nous nous rendons compte de notre méprise et faisons donc demi-tour. Une fois revenus à l’abri, nous constatons qu’il est l’heure de déjeuner et nous décidons de nous arrêter là. Comment avons-nous pu nous tromper ? Nous savions pourtant que le sentier rectangle rouge blanc rouge partait du côté droit de l’abri ! Pourquoi diable sommes-nous partis à gauche dans ce cas ? Ce ne peut être que les fées ! Nous nous étions pourtant tus lorsque le panneau nous avait dit subtilement de le faire ! Alors pourquoi ? Ces fées ont décidément mauvais caractère ! Bref, nous ne nous ferons pas avoir deux fois ! Nous mangeons et nous reposons, puis prenons le sentier, le bon cette fois, partant à droite de l’abri. Quelques mètres plus loin, nous apercevons un autre sentier partant à droite et un autre, plus petit, sur la gauche. C’est ce dernier que nous emprunterons. Marqué du signe rectangle rouge blanc rouge (vu sur une borne couchée au début du sentier), ce petit chemin rallonge un peu le parcours, mais facilite grandement la montée vers la crête du Taennchel.  


Thannenkirch

 
De plus, cette alternative a l’avantage de diversifier la randonnée. En effet, avec ce chemin, nous quittons les grands sentiers et pénétrons au cœur même du massif. À la prochaine bifurcation, nous prenons sur la droite la direction « Taennchel antérieur ».  S’impose alors à nous le rocher de la Paix d’Udine dont le nom fait référence au traité de paix signé par Napoléon Bonaparte en 1797. Nous nous éloignons un tantinet de la crête afin d’apercevoir le donjon du château de Haut-Ribeaupierre, le plus élevé des trois fameux châteaux de Ribeauvillé. Un petit vent souffle alors sur nos visages, nous protégeant pendant un temps des rigueurs du soleil. Le vent, ou le souffle des géants ! Nous sommes au fait que le Taennchel compte un grand nombre de ces grands hommes… Vite, nous revenons sur nos pas de peur que l’un d’entre eux ne nous écrase ! Où peut donc bien se trouver le haricot grâce auquel ils ont pu descendre sur notre sol ? Je suppose que cela reste encore aujourd’hui un grand mystère !


Thannenkirch

 
De nouveau face au rocher de la Paix d’Udine, nous prenons cette fois sur la gauche afin de longer, cette fois, la crête. Et que ne voyons-nous pas se dresser fièrement à notre droite ? Un mur de pierres, ou du moins ce qu’il en reste, qui semble ne jamais avoir de fin ! À quoi ce mur pouvait-il donc bien servir ? À marquer une délimitation ? Servait-il d’enceinte défensive ou culturelle comme le mur païen du Mont Saint Odile ? Beaucoup de questions qui restent sans réponses. Peut-être ce mur est-il la frontière séparant notre monde et le monde invisible ? Après tout, pour le savoir, il faudrait aller de l’autre côté… ce qui, au vu du vide qui s’y profile, n’est pas envisageable pour nous, pauvres mortels que nous sommes ! Nous préférons donc continuer derrière le mur, et partir à la rencontre du rocher de la garde « Wachtfelsen », grand promontoire s’avançant dans la forêt. La vue sur le Haut-Koenigsbourg est imprenable ! Et dire que nous l’avons visité il y a de cela trois ans ! On ne pensait pas le revoir de sitôt, même de loin. Notre marche s’accompagne d’une succession remarquable de formations rocheuses qui semblent avoir été disposées céans par de grosses mains malhabiles. Encore un fait de nos amis les géants, qui ont dû trouver le sol trop glissant et y auront jeté quelques « cailloux » afin d’y remédier. Heureusement pour nous, notre taille nous permet de marcher parmi eux sans encombre ! Les esprits sceptiques penseront certainement que ceci n’est qu’une légende parmi tant d’autres et que seule la nature y est pour quelque chose ! À ceux-là je répondrais que c’est là une assertion plus qu’hasardeuse ! Tout le monde sait que c’est là l’œuvre de géants ! Comme tout le monde sait qu’il ne faut surtout pas se rendre de nuit dans le massif du Taennchel !

Jour 2 : Randonnée à l'Altschlossfelsen

 
Ce serait prendre de gros risques !  J’en frissonne rien que d’y penser ! Heureusement, le soleil est là pour chasser l’appréhension d’une telle situation. Quelques minutes plus tard, nous tombons sur un abri « naturel » façonné par une dalle de pierre. Puis, toujours en suivant le sentier rectangle rouge blanc rouge, nous passons sous le rocher Spitzigfelsen qui est pour le moins impressionnant puisqu’il possède une hauteur de 8,50 mètres et une longueur d'environ 11 mètres. Ce rocher que l’on appelle aussi la Roche pointue ressemble étrangement à un sanglier qui serait assis. Peut-être est-ce vraiment le cas ? Peut-être venait-il du pays des géants ? Et peut-être que les rayons de notre soleil l’ont surpris tandis qu’il rêvassait, le paralysant pour toujours. Nous ne le saurons jamais, je le crains. En tout cas, passer sous un sanglier n’est pas chose banale ! Ce fut une expérience brève, mais intense ! Nous quittons l’animal d’un pas rapide : nous ne voudrions pas qu’il se réveille et nous charge !!! Un peu plus loin, un panneau nous indique l’emplacement du rocher des Titans. De mieux en mieux ! D’abord des fées, ensuite des géants, un énorme sanglier et maintenant des titans ! Quelle expédition! Nous tremblons à l’idée de rencontrer l’un de ces titans dont on nous suggère la présence. Quand on sait qu’ils ont précédé les Dieux de l’Olympe, on a de quoi s’inquiéter ! Nous décidons d’aller voir ce rocher de plus près. Notre curiosité n’a d’égale que notre peur…  

Altschlossfelsen

 
Robin décide de se la jouer Robin des bois et dévale jusqu’en bas afin de prendre quelques photos de cet unique et impressionnant rocher ! Quant à moi, je préfère de loin rester dans les hauteurs, histoire d’assurer ses arrières… Point de titans à l’horizon ! Nous l’avons échappé belle ! Une fois remonté, Robin la Capuche (Hé oui ! Robin Hood signifie littéralement Robin la Capuche!) , et moi-même, continuons de longer la crête jusqu’à ce qu’un sentier à notre gauche nous invite à le suivre. Des rochers moussus aux formes diverses et variées agrémentent notre promenade, faisant tour à tour voyager notre imagination. Arrivés à un carrefour, nous prenons la direction  « Sentier Sud -Rocher Langfelsen - Abri Kuetzig Buech » (rectangle rouge blanc rouge) se trouvant à notre gauche. Une borne est placée à cet endroit du carrefour et peut servir de repère au randonneur. Un peu plus loin, le sentier nous ouvre un passage donnant sur une clairière à l’intérieur de laquelle les rayons du soleil viennent se baigner. On s’attendrait presque à y voir de petites fées virevoltant de fleur en fleur, se repaissant de leur délicat nectar. Mais les fées restent invisibles aux êtres humains, sauf si elles en décident autrement. Quel dommage ! Nous prenons ensuite le petit sentier de gauche tout en passant devant le rocher de Langfelsen.
 

Altschlossfelsen

 
Tout en bas se trouve le petit hameau de la Grande Verrerie. Le rectangle rouge blanc rouge finit par nous amener à l’abri Kuetzig Buech où nous découvrons une tête sculptée à même le bois,  et où sont à ce qu’il paraît parfois célébrés des offices religieux. Le Taennchel reste un lieu de culte avec ou sans druides ! Nous profitons de cet abri pour nous reposer, un groupe de randonneurs s’étant déjà approprié les grands bancs du dehors. L’abri semble plus étroit que l’abri du Hasenclever, mais reste confortable. Quelques instants plus tard, nous nous dirigeons vers les « Trois Petites Tables ». Pour cela, il suffit de suivre le signe rectangle jaune qui se trouve juste derrière l’abri à condition que l’on se tienne face à lui. La montée est plutôt raide, sans pour autant être trop rude. Ce groupe de rochers ressemble vraiment à trois petites tables ! Un bon endroit pour festoyer…à  condition de ne pas prendre en compte leurs dimensions imposantes, et ce bien qu’elles soient qualifiées de « petites » ! Selon la légende, il semblerait que ces petites tables aient servi aux enfants de géants pour prendre leur repas. Des enfants de cette taille réussiraient encore à nous faire trembler ! Et comme on dit : « Des tables peuvent en cacher d’autres… à moins que ce ne soit un train ?! » Des tables ! Beaucoup plus grandes cette fois !  Celles-ci auront sûrement servi aux parents des géantissimes bambins. De quoi nous faire décamper au plus vite ! Mais non, l’heure du repas est encore loin ! À moins qu’ils fassent plus de repas que nous ou que nos horaires diffèrent ?! Tant pis, nous prenons le risque ! Nous apercevons, dans les hauteurs, un escalier métallique qui paraît n’attendre que notre venue. Pourquoi s’en priver ? Nous y grimpons et une fois sur le dernier palier, nous constatons que des barres métalliques sont incrustées à la paroi rocheuse, sorte de continuum  de l’escalier que nous venons de monter. Ce n’est pas là une ascension très ardue, mais il vaut mieux faire attention. Rien au Taennchel n’est à prendre à la légère


Altschlossfelsen


 
Une fois là-haut, nous admirons le paysage qui s’offre à nous. Perchés sur le toit du monde… enfin presque… nous savourons la brise verdoyante émanant des sapins alentour. Qu’il est bon de sentir la nature nous envelopper ! Malheureusement, le temps avance, et il est impératif que nous finissions notre expédition avant la nuit tombée. C’est là une chose essentielle à notre survie ! Gnomes, trolls, géants, fées et dieu sait quoi encore vivent dans cette forêt et ce, surtout la nuit ! Nous ne serions pas contre les rencontrer, si nous connaissions vraiment la nature profonde de leur caractère. Cela n’est pas le cas, nous nous abstiendrons donc de le découvrir. Nous revenons donc sur nos pas et regagnons l’abri. Nous laissons sur la gauche le disque bleu et suivons le rectangle jaune le long de la crête. En route, nous passons à côté du rocher de la Petite Fée où nous nous amuserons à chercher les vestiges de quelque philtre préparé par les dîtes fées ! Enfin, plus loin, nous attend le rocher des Géants, endroit où aboutissait, selon la légende, un pont fantastique enjambant la vallée de Sainte Marie aux Mines. Ce pont fabuleux fut bien entendu construit par les fées, qui seules possèdent un tel savoir-faire. Ce rocher des Géants marque la fin de la visite de la crête. Doucement, nous commençons à descendre vers Thannenkirch, toujours par le sentier rectangle jaune.


Altschlossfelsen

 
Le dernier rocher que nous rencontrerons sera celui des cordonniers qui vaut son nom à l’apparente similitude de son profil avec l’outillage du cordonnier. À ce point de la randonnée, nous lui aurions bien demandé de jeter un coup d’œil sur nos chaussures, histoire d’être surs qu’elles tiendront le retour ! Malheureusement, le cordonnier est absent. Nous devrons faire sans ! Arrivés à une bifurcation, nous laissons la croix jaune qui continue tout droit pour suivre le rectangle jaune en direction du Rotzel. Nous quittons le massif avec regret ; ayant conscience de laisser derrière nous un monde peuplé de créatures fantastiques et d’endroits encore à découvrir. En effet, nous sommes à présent sur une large route forestière, loin des charmants petits sentiers auxquels nous nous étions habitués. Nous continuons tout droit avant d’emprunter le triangle jaune  qui descend sur la droite. Un peu plus loin, nous rencontrons à nouveau une bifurcation. Nous continuons alors de suivre le triangle jaune. Nous descendons donc le court sentier qui s’offre à nous avec vue en contrebas sur un chemin d’exploitation forestière. De là, il ne nous reste plus qu’à marcher jusqu’à atteindre Thannenkirch. La route goudronnée nous attend, moins accueillante que la verte mousse et les hautes fougères certes, mais pleine de surprises, puisqu’elle nous amène tout droit à hauteur d’un artisan sculpteur sur bois.


Altschlossfelsen

 
Peut-être tenons-nous là l’artisan de la tête sculptée de l’abri Kuetzig Buech ?! Nous suivons la rue des Tisserands, puis sur la gauche la rue des Bûcherons. Quel joli petit village que ce Thannenkirch ! Typiquement alsacien ! Nous rejoignons la rue principale et prenons sur la droite. Nous passons devant la mairie, puis devant l’église avant de sortir du village. Mais auparavant, nous n’oublions pas de visiter le petit jardin médiéval auquel j’avais fait référence au début de ce récit et qui vaut la peine qu’on s’y intéresse. Enfin, nous rejoignons le parking, point de départ de cette randonnée fantastique dont nous garderons un souvenir impérissable!   
Wédersah !  
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